I- L’enseignement supérieur en Afrique face aux institutions financières internationales
La situation de crises répétitives liées à une mal gouvernance universitaire chronique et à des déterminants structurels (pertinence des formations héritées en relation avec la professionnalisation et l’insertion des diplômés, dérive des prestations sociales, politisation excessive de l’espace, faiblesse des investissements, déficits infrastructurels…) n’a pu autoriser la mise en œuvre correcte et à terme des différentes stratégies préconisées d’amélioration de la qualité de l’Enseignement Supérieur dans les pays Africains et leurs universités, en particulier ceux membres du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (
CAMES) et de l’Association des Universités Africaines –
AUA.
La tentation a toujours été grande de faire porter le chapeau aux institutions financières internationales et de leur reprocher leur immobilisme, voire leur refus d’accepter la réalité, et d’accompagner les processus enclenchés dans ces pays.
En effet, ces institutions ont soutenu jusqu’à très récemment que l’enseignement supérieur n’était pas une priorité pour les pays en développement et que son financement était l’affaire des seuls bénéficiaires.
C’est pourquoi, par exemple, la Banque mondiale continue à être perçue comme n’ayant pas suffisamment répondu à la demande croissante des clients pour des interventions en faveur de l’enseignement supérieur. Beaucoup pensent également que le volume des prêts en faveur de ce sous-secteur n’a pas été à la hauteur de l’importance du rôle des systèmes d’enseignement supérieur dans le développement économique et social. La Banque est généralement perçue comme une institution qui soutient uniquement l’éducation de base, plaide systématiquement pour la réaffectation des dépenses publiques de l’enseignement supérieur à l’éducation de base, promeut le recouvrement des coûts et le développement du secteur privé et décourage les pays à faible revenu d’envisager tout investissement en faveur de la formation supérieure du capital humain.
Au vu de ces perceptions et des mutations rapides qui ont lieu dans le monde, et compte tenu de la persistance des problèmes traditionnels de l’enseignement supérieur dans les pays en développement et en transition, il était devenu urgent pour les institutions financières internationales de réexaminer leurs politiques et expériences dans l’enseignement supérieur.
C’est ainsi qu’il est clairement apparu, avec la parution en 2000 du rapport «
Higher Education in Developing Countries : Peril and Promise », que la Banque mondiale a réévalué sa stratégie relative à l’enseignement supérieur en remettant en question ses analyses antérieures et en plaçant désormais l’enseignement supérieur au cœur de ses priorités. Cela a été confirmé lors du colloque international « Globalisation: quels enjeux pour les universités? » qui s’est tenu à l’Université Laval (Québec, Canada) en septembre 2002. La Banque mondiale, est allée plus loin encore, en prenant le soin de démontrer la corrélation entre l’enseignement supérieur – désormais qualifié de vital – et le développement des pays émergents.
Pour sa part, l’UNESCO qui est reconnue comme étant la seule institution du système des Nations Unies investie d’une mission dans le domaine de l’enseignement supérieur, a soutenu lors de la Conférence mondiale de l'enseignement supérieur en 2009 : «qu’à aucune autre période dans l’histoire de l’humanité, le bien-être des nations n’a été aussi directement lié à la qualité et à la possibilité d’action de leurs systèmes et de leurs établissements d’enseignement supérieur ». L’UNESCO contribue ainsi à améliorer la qualité de l’éducation en renforçant les capacités de recherche dans les établissements d’enseignement supérieur et le partage transfrontière des connaissances.
Plus récemment, dans un rapport réalisé par la
Commission pour la libération de la croissance françaiseet repris par
le journal Le Monde dans sa rubrique « Toile de l’Education » du 10 Novembre 2010, Jacques Attali Président de ladite Commission déclare: «
l’école idéale ne prendra corps que si l’on concentre plus de moyens sur ses deux extrémités : l’enseignement préscolaire et primaire d’un côté, l’enseignement supérieur de l’autre ».
Au niveau de
l’Union Africaine, après l’évaluation des résultats de la première décennie de l’éducation en Afrique (1997-2006) à la demande du Sommet de l’Union Africaine, la Conférence des Ministres de l’Education (MINEDAF) a adopté un plan pour la Seconde Décennie de l’éducation en Afrique (2007-2015). Dans la mise en œuvre de ce plan, confiée à la Commission de l’Union, des rôles ont été définis au niveau de la Commission de l’Union mais aussi au niveau des Communautés économiques régionales et au niveau national des Etats membres. Un élément nouveau et central dans ce plan est l’harmonisation des programmes d’Enseignement Supérieur en Afrique, en vue de renforcer la mobilité académique.
Dans cette nouvelle dynamique mondiale de mise en place d’une société dont le moteur principal est le savoir, il est donc devenu évident que l’Enseignement Supérieur, y compris la Recherche menée dans les Universités et les Instituts, joue un rôle crucial dans le développement des pays. Il doit leur permettre en particulier, de générer le capital humain nécessaire pour atteindre les objectifs définis dans leur plan de développement économique, social et culturel.
De ce point de vue, une importance particulière doit être accordée à la qualité de l’Enseignement Supérieur dispensé dans les établissements nationaux publics comme privés. Il s’agit en particulier, de pouvoir produire « un nouveau type d’Homme », un Homme capable, entre autres : de développer un esprit constructif, créatif, novateur, critique ; d’apprécier les relations entre la pensée scientifique, l’action, la technologie, le développement de la qualité de la vie ; de maintenir et de considérer la discipline et le travail comme les pierres angulaires du développement de la nation et de celui des individus.
Sous cet angle il faut saluer au niveau continental l’ouverture à Yaoundé – Cameroun de l’Institut Panafricain de Gouvernance Universitaire –
IPAGU ainsi que l’initiative de l’Union Africaine consistant à mettre sur pied l’Université Panafricaine –
UPA.
Le premier « campus » de cette Université panafricaine – un futur réseau continental d’institutions formant des étudiants de troisième cycle et promouvant la recherche – ouvrira ses portes à
l’Université de Stellenbosch en Afrique du Sud, et sera le premier des cinq sites qui seront accueillis par des institutions existantes sur le continent. L’UPA a pour objectifs d’améliorer l’excellence en matière de recherche et de former sur le continent des diplômés plus nombreux et plus qualifiés. Le campus en Afrique du Sud se focalisera sur la science spatiale. L’ouverture d’un deuxième campus est prévue en Afrique du Nord, probablement en Algérie et se focalisera sur la recherche dans le domaine de l’eau et de l’énergie. Les trois autres campus se pencheront sur les sciences de la vie et de la terre, les sciences fondamentales (physique et chimie), l’ingénierie, la gouvernance et les sciences sociales. Ces campus seront répartis entre l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest.
Au niveau du Sénégal on ne peut manquer de se féliciter de la mise sur pied de l’Université du Futur Africain ainsi que de l’Ecole Panafricaine d’Intelligence Economique et de Stratégie – EPIES
L’aspect panafricain de ces nouvelles structures d’enseignement supérieur ne doit pas cependant occulter la nécessité qu’elles ont de s’intégrer dès le départ dans des réseaux qui constituent des moyens de renforcement des capacités de même que des cadres appropriés pour organiser la mobilité, la lisibilité et la visibilité universitaire. Comme exemple de réseaux nous pouvons citer la
CRUFAOCI (Conférence des Recteurs d’Universités Francophones d’Afrique et d’Océan Indien) pour la définition des politiques d’enseignement et de recherche, le
REESAO (Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest) pour la mise en œuvre des orientations, le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur – CAMES chargé de l’évaluation des Enseignants et chercheurs, etc.
Au sein de l’Agence Universitaire de la Francophonie – AUF d’autres structures fédèrent les établissements de formation universitaire utilisant la langue française et ayant des disciplines communes : CIDEFA (Agriculture), CITEF (Ingénieurs et techniciens), CIRIUSEF (Facultés des Sciences), CIDMEF (Médecine), etc. Des structures équivalentes existent pour les pays anglophones d’Afrique.
Pour accompagner cette dynamique continentale et mériter la nouvelle confiance des institutions financières internationales, les universitaires devront veiller à mettre en place des dispositifs de résolution préventive et curative des dysfonctionnements administratifs et pédagogiques. Ces dispositifs devront être orientés vers l’action et être basées sur une démarche systémique et une approche qualité.
II- . L’approche qualité dans les espaces universitaires africains
II.1 Contexte
La principale caractéristique actuelle de l’Enseignement Supérieur en Afrique est, sans conteste, l’existence d’une demande sans précédent, qui continue de s’accroître et de se diversifier.
Malgré cette pression de la demande il nous faut sans cesse nous rappeler que c'est à son contenu, à sa qualité et à la crédibilité de sa certification que devrait être jaugée la valeur d’une formation.
C’est ainsi qu’avec le basculement du système de l’Enseignement supérieur au LMD (Licence – Master – Doctorat), une typologie standard à quatre niveaux a été élaborée dans les pays membres du CAMES :
- Le premier niveau de diplôme, niveau T, obtenu au bout de deux années d’études après le baccalauréat, englobe les formations dites “Technicien Supérieur” ;
- Le deuxième niveau L, celui de la Licence, couronne trois années d’études après le baccalauréat est censé devenir le niveau de référence pour les études dans le système LMD ; La licence est comparable au “Bachelor degree” ;
- Le troisième niveau M, celui du Master, sanctionne cinq années d’études. C’est à ce niveau que sont recrutés la majorité des cadres supérieurs ;
- Le quatrième niveau D, le Doctorat, sanctionne au minimum huit années d’études après le Bac et constitue le grade le plus élevé de l’Enseignement supérieur. Il alimente le vivier de la Recherche et donc porte l’ambition d’excellence d’une Nation.
Avec cette introduction progressive du système LMD partout en Afrique, l’Enseignement Supérieur est confronté à d’importants défis tels que l’égalité des chances dans l’accès, la quantité et la qualité des ressources humaines au niveau des établissements, la pertinence des formations par rapport aux besoins de la société et par dessus tout le financement.
Alors que l’offre faisait surtout face aux aspects quantitatifs de la demande, la prise en compte de la qualité apparaît comme un nouveau défi, car ici, comme dans les autres secteurs économiques, il ne suffit plus de produire pour vendre, il faut, de plus en plus produire ce qui se vend, ce à quoi la mondialisation donne une dimension nouvelle. Il s’y ajoute ici, le besoin d’une plus grande mobilité académique concernant tant les étudiants que les enseignants et les chercheurs.
A l’enseignement traditionnel résidentiel et présentiel, est venu s’ajouter l’enseignement transfrontalier avec ses différentes formes dont celle en ligne, où l’on retrouve, naturellement les mêmes exigences de qualité.
Cela doit conduire à mettre en place un système d’Assurance Qualité, là où cela n’existe pas et à le renforcer là où cela existe.
II.2 Système d’Assurance Qualité
Environ un pays africain sur trois dispose d’une agence d’assurance qualité pour son enseignement supérieur (16 pays en 2007). Ce chiffre parait faible, mais il est important de souligner que près de 70% de ces agences ont été créées il y a moins de 15 ans. Les missions assignées à ces agences sont globalement les mêmes :
- audits institutionnels (cas de l’Afrique du sud et de Maurice)
- accréditation des institutions (cas de la plupart des agences)
- accréditation des programmes (Cas de l’Afrique du sud, de Maurice, du Nigéria et du CAMES)
Toutefois, des particularités apparaissent au plan opérationnel. Dans certains pays, par exemple, l’agence n’a autorité que sur les institutions privées d’enseignement supérieur (cas du Cameroun) alors que dans d’autres, elles ont progressivement étendu leur autorité aux institutions publiques (cas de l’Ethiopie, du Ghana, de Maurice, du Nigéria, de l’Afrique du Sud, de l’Ouganda ou de la Tanzanie). Il existe des pays (Ghana et Tanzanie par exemple) où la simple existence d’une agence formelle d’assurance de la qualité a incité les institutions d’enseignement supérieur à se conformer aux standards requis, notamment dans la perspective d’une éventuelle accréditation.
Cependant, la seule existence de tels systèmes ne garantira pas l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur.
En outre, dans un contexte où les ressources humaines (personnel enseignant en général, et de haut rang en particulier), les infrastructures et les équipements font défaut, l’assurance qualité en tant que telle n’est pas une condition suffisante pour garantir la qualité. Elle est une aide pour recenser les problèmes et les besoins en ressources, mais ne lève pas la contrainte de financement que connaissent de nombreux pays, qui font face à une forte expansion de leur enseignement supérieur.
II.3 Recommandations
La recommandation principale est de mettre en place, dans chaque pays membre du CAMES ou ayant des universités membres de l’AUA, une Commission (agence ou autorité) Nationale d’Assurance Qualité dont les missions seraient identiques à celles des agences déjà en place sur le continent mais qui serait en plus chargée d’examiner les demandes d’ouverture des institutions privées et de leur délivrer l’agrément.
Nous inspirant des recommandations issues des journées de réflexion sur l’enseignement supérieur au Sénégal qui ont été organisées en 2009 par l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal – ANSTS, nous pouvons recommander que chacune des Commissions Nationales d’Assurance Qualité s’attaque aux défis suivants pour remédier aux dysfonctionnements répertoriés :
Infrastructures
- Réorganiser les programmes de construction d’universités (et dans les universités) pour tenir compte de l’adéquation entre accès massif des bacheliers dans le supérieur et qualité des formations ;
- Rationaliser et mutualiser les moyens disponibles (infrastructures, équipements, etc.) entre structures d’une même université et entres universités ;
- Encourager fortement la construction et l’équipement des bibliothèques, ainsi que l’édition universitaire par la valorisation des publications;
- Créer des cités universitaires internationales dans les villes
- capitales-universitaires. Ces cités comporteront des infrastructures sportives et culturelles adéquates et contribueront à une meilleure politique de l’hébergement en privilégiant l’excellence ;
- Impliquer les collectivités locales dans la gestion sociale des étudiants (hébergement, soins médicaux, …) et promouvoir l’immobilier privé par une exonération des taxes pour aboutir à une baisse du coût de la location ;
TIC, FOAD
- Mettre en place des réseaux campus informatiques dans les universités, reliés aux réseaux nationaux d’éducation et de recherche ;
- Former des experts locaux de grande qualité pour la mise en œuvre et la gestion des TIC ;
- Regrouper les universités en consortium pour diminuer les coûts de connexion à l’internet ;
- Mettre en place des centres de mutualisation informatique et technologique pour une gestion optimisée des ressources ;
- Développer la visioconférence et le télé-enseignement dans chaque université ;
- Concevoir et mettre en œuvre un système d’information unique pour l’enseignement supérieur.
Curricula
- Harmoniser les curricula;
- Etablir un référentiel unique pour l’évaluation ;
- Avoir des programmes officiels ou agréés par l’Etat ;
- Mettre sur pied une commission nationale d’homologation des titres et diplômes ;
- Contractualiser avec les universités publiques ;
Ressources humaines
- Proposer un cadre administratif harmonisé pour les structures de type universitaire et un autre cadre pour les structures non universitaires;
- Recruter un personnel qualifié et en nombre suffisant ;
Pour assurer la pertinence, la cohérence et la qualité dans les formations et curricula proposées par les universités, un certain nombre de dispositions sont nécessaires :
Pédagogie
- Diversifier les offres de formation en mettant en place une Commission de Concertation Ministère-Université-Milieux professionnels définissant les nouveaux créneaux d’enseignement à développer dans les Universités en harmonie avec leur milieu d’insertion ;
- Organiser et appuyer l’Enseignement Supérieur Privé ;
- S’inspirer de l’expérience des universités multi-sites ;
- Mettre en place des passerelles entre les universités pour faciliter la mobilité des étudiants ;
- Harmoniser les conditions d’accès aux écoles doctorales en tenant compte des spécificités ;
- Susciter des vocations scientifiques au primaire et au secondaire par une bonne politique de communication à l’endroit des élèves ;
- Mettre en place, à côté des filières classiques d’enseignement et de recherche, de nouvelles filières pré-professionnelles et professionnelles ;
- Mettre en place des services communs universitaires d’information et d’orientation ;
- avoir un taux d’encadrement qui se rapproche de celui des pays émergents, soit un enseignant pour 30 étudiants au plus.
Documentation
- Elaborer un plan stratégique pour une politique documentaire de l’enseignement supérieur ;
- Dégager des crédits propres à la documentation dans le cadre des budgets des universités (au moins 5% du budget des universités) ;
- Mettre en place des mécanismes favorables à une politique cohérente de développement des collections répondant aux besoins évolutifs de l’enseignement et de la recherche (manuels, ouvrages de référence, fonds vivants de périodiques, accès aux bases de données internationales) ;
- Exploiter de manière efficiente les possibilités offertes par les TIC (équipement informatique performant, augmentation bande passante des universités, interconnexion des bibliothèques, système intégré de gestion des bibliothèques, portail informatique Web 2.0, etc.). Parmi les conditions d’agrément et/ou accréditation des établissements d’enseignement supérieur privé, inclure l’obligation de mettre en place des bibliothèques avec des budgets conséquents d’acquisition et de développement de collections ainsi que le recrutement de personnel qualifié ;
- Assurer la formation continue des personnels des bibliothèques et développer leur expertise professionnelle pour une gestion efficiente des services documentaires et une bonne maîtrise des TIC ;
- Mutualiser les ressources humaines, documentaires, technologiques par les institutions et appuyer les réseaux documentaires.
Amélioration de la qualité
- Concevoir un système national d’assurance qualité dont les missions et les statuts, l’organigramme et le fonctionnement seraient définis de manière concertée ;
- Faire de l’évaluation institutionnelle interne une pratique et un outil de gouvernance et de gestion des établissements d’enseignement supérieur ;
- Aider les établissements à renforcer leurs capacités techniques leur permettant d’assurer leur propre mécanisme d’assurance qualité interne par l’institutionnalisation de l’auto-évaluation ;
- Faire de l’accréditation, comme le prévoit le CAMES, une condition sine qua non de la reconnaissance et de l’équivalence des diplômes, des titres et grades des établissements privés ;
- Instaurer un mécanisme permettant avec l’expertise existante, d’évaluer les établissements, les programmes et les filières.
III- Conclusions
Les progrès accomplis en Afrique ces 50 dernières années dans le domaine de l’enseignement supérieur ont été immenses. Les défis qui restent à relever le sont tout autant. Les avancées les plus importantes ont trait à l’accès et à l’employabilité des diplômés. Pourtant, trop de personnes font encore des études sans apprendre
grand-chose.
La conséquence est qu’en Afrique nombreux sont les diplômés qui ne possèdent pas les compétences de base nécessaires pour survivre dans le monde complexe et compétitif de nos jours, sans parler des compétences nécessaires pour y prospérer. Le défi à relever, c’est donc d’améliorer la qualité de l’enseignement et la pertinence des connaissances acquises. À terme le succès du système se mesurera par le rendement interne (taux de réussite), le rendement externe (taux d’insertion) et le niveau de réalisation d’une culture axés sur l’éducation continue : l’éducation tout au long de la vie.
Prof. Fadel NIANG
One Response for "Bailleurs de fonds et exigences de qualité dans l’enseignement supérieur en Afrique : prospectives"
Excellent article qui fait une bonne analyse de la situation de l'enseignement supérieur en Afrique pour enchainer sur des propositions pertinentes.
Bonne continuation Pr. Niang
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